Ci-dessous le discours prononcé par le représentant d'illingen lors de la réception à la  Mairie de Civray :

Réception à la Mairie"Monsieur le Maire, chers membres du comité de jumelage entre Civray et lIIingen,
Monsieur le Proviseur du Lycée André Theuriet, chers collègues, chers élèves !

J'aimerais commencer mon discours en disant merci ! Merci au maire de Civray, M. Brunet, de nous accueillir aujourd'hui dans ici dans ce lieu officiel, merci aux membres du comité de jumelage entre Civray et lIIingen sans l'aide duquel on aurait beaucoup de mal à organiser et à effectuer cet échange.

J'aimerais également profiter de l'occasion afin de remercier les membres de toute la communauté scolaire du lycée André Theuriet ; nous - et je parle aussi au nom de ma collègue Mme Gerhard - nous apprécions beaucoup l'engagement du proviseur M. Maillou et du proviseur adjoint M. Grammagnat qui nous donnent le sentiment d'être les bienvenus au lycée qui nous soutiennent très activement et n'hésitent même pas à aller chercher personnellement les correspondants allemands quand le transport en bus pose problème. Un grand merci également aux professeurs du lycée, surtout à Mme Bonneau et Mme Bonnefond qui nous ont réservé un accueil très chaleureux et convivial, qui ont assumé beaucoup d'effort et de travail afin d'assurer le déroulement bien huilé de notre visite. Merci aussi à tous les autres collègues du Lycée André Theuriet qui apportent leur soutien à cet échange en nous faisant part de la légende de la Mélusine par exemple ou en hébergeant notre chauffeur de bus ou bien en assurant le transport des élèves. Il me tient finalement à cœur de remercier également les élèves français et leurs parents bien sûr qui ont l'engagement, la curiosité et dans une certaine mesure aussi le courage - parce qu'il en faut aussi - de participer à cet échange franco-allemand, d'héberger leurs correspondants allemands, de leur offrir des activités intéressantes et de leur donner ainsi la possibilité de découvrir non seulement la langue mais aussi la culture française en général. Nous sommes tous très heureux d'être ici à Civray et nous nous réjouissons du fait que cet échange ne soit pas une activité privée de tel ou tel professeur mais au contraire constitue un projet commun auquel tous les membres du lycée - proviseur, professeurs, parents, élèves - semblent d'identifier et auquel tout le monde porte son soutien.

Permettez-moi, en tant que professeur de sciences politiques, de situer l'échange de nos deux établissements scolaires dans un contexte politique plus vaste. Nous vivons actuellement dans une époque mouvementée voire fatidique quant à l'avenir du projet européen dont personne ne saura prédire l'avenir. lorsqu'on feuillette le journal - que ce soit le Monde ou la Frankfurter Rundschau - on lit ces prévisions de Cassandre sur une fin proche de la «zone euro » voire sur un possible effondrement de l'Union Européenne toute entière. Et force est de constater - et personnellement je le déplore - que les dirigeants français et allemands ne semblent pas toujours trouver de réponses communes à cette crise et que le moteur franco-allemand ne tourne pas rond. Or, des dernières 50 ans"nous aurions dû avoir tiré la leçon que c'est - et a toujours été - le couple franco-allemand qui constitue le pivot du projet européen, un projet qui a assuré la prospérité mais aussi et surtout la paix en Europe. A l'aube du 50e anniversaire du traité de l'Élysée la nécessité s'impose plus que jamais de relancer le moteur franco-allemand et de faire revivre l'amitié franco- allemande. Or cette amitié doit être soignée et vécue bien sûr par les dirigeants politiques de nos deux pays mais également et peut-être avant tout par nous, les gens dans la rue, les éducateurs, les jeunes. Il y a 50 ans presque jour pour jour, Charles de Gaulle dans son discours à Ludwigsburg le 9 septembre 1962 s'est adressé à la jeunesse allemande et française en les exhortant à - je cite - « faire en sorte que tous les milieux de chez vous [en Allemagne] et de chez nous [en France] se rapprochent toujours davantage, se connaissent mieux, se lient plus étroitement ! » Et c'est exactement dans cet esprit que s'inscrit notre échange entre le Lycée André Theuriet à Civray et le IIItal-Gymnasium à lIIingen, un échange qui a pour but de rapprocher les générations futures de nos deux régions voire de nos deux pays car - et je cite de nouveau le premier président de la 5e République : « L'avenir de nos deux pays, la base sur laquelle peut et doit se construire l'union de l'Europe, le plus solide atout de la liberté du monde, c'est l'estime, la confiance, l'amitié mutuelles du peuple français et du peuple allemand. »

Je vous remercie de votre attention."