PWeberar un beau samedi du mois de mars, avec l'option théâtre, nous sommes allé au cinéma Ciné-Malice de Civray pour découvrir le documentaire Blanche Rhapsodie réalisé par Claire Ruppli. C​e film rend hommage au "21 rue Blanche", l'ancien hôtel particulier ayant abrité l’École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre (ENSATT) de 1944 à 1997, plus communément appelée la « Rue blanche ». En 1997, l'ENSATT a été transférée à Lyon et la bâtisse est restée à l'abandon.

Suite au rachat des murs et avant la transformation du lieu, quelques anciens élèves, connus, reconnus, méconnus, inconnus sont venu témoigner : « les fantômes c'est nous ». Comédiens, scénographes, metteurs en scène ont décrit comment ils travaillaient autrefois dans ces murs aujourd'hui lézardés, ont évoqué des souvenirs parfois émouvant… Nous avons reconnus des comédiens célèbre comme François Morel, Guy Bedos, Marlène Jobert ou encore Jacques Weber. A la fin du film, ce dernier est venu nous rendre visite au cinéma et nous avons pu lui poser quelques questions et échanger avec lui. Ce fut très intéressant, c'est un grand réalisateur, metteur en scène et comédien et aussi un grand homme de théâtre ! A l'issue de cette riche entrevue, il est parti se préparer pour le spectacle du soir et, pour patienter, nous avons été invité à déguster un délicieux buffet proposé par la mairie de Civray et le Ciné-Malice, notre partenaire.

Weber 1Le soir venu, nous nous sommes dirigés vers la salle de spectacle de la Margelle afin d'y assister au spectacle «  Hugo au bistro » interprété par Jacques Weber et Magali Rosenzweig.

Voilà 132 ans que Victor Hugo s’est tu et pourtant ses textes nous font plus que jamais écho. L’auteur des Misérables, du Dernier Jour d’un condamné, a mis sa plume au service du débat d’idées. Pour Jacques Weber, « Hugo voyait de mille côtés, au-dedans, au-dehors. Hugo écrit, nous parle en direct et provoque une grande conversation. Le monde le sollicite et il lui répond sur tous les modes et toutes les formes. Combien de fois son souffle, son rythme viennent au secours des tribuns de toute sorte aujourd’hui ? ». Nous avons passé une soirée sous le signe de la passion du verbe, de la révolte contre les injustices et de la tendresse d'un amant dévoué.

 

 

 

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