Lprothèsee 28 Novembre 2018 une équipe de chercheurs français a dévoilé les résultats de leur recherche sur un nouveau type de prothèses de membre pour les personnes amputées. Ce nouveau type de prothèses s'appuie sur le syndrome du membre fantôme, syndrome très fréquent chez les personnes amputées et se traduisant par des sensations à l'endroit où devrait se trouver le membre. Il peut s'agir de douleurs et de contrôles sur ce membre absent, en effet la plupart des personnes amputées peuvent contrôler leur membre fantôme.

Ce phénomène s'explique par une conservation des zones du cerveau chargées du contrôle du membre amputé. Ainsi lorsque la personne souhaite effectuer un mouvement avec son membre fantôme le signal nerveux s’effectue et déclenche la contraction d'un ou plusieurs muscles près du moignon, ainsi à chaque mouvement du membre fantôme un groupe de muscles spécifique à ce mouvement se contracte au niveau du moignon. Ce phénomène naturel et spontané est appelé réinnervation. Les prothèses avaient auparavant été imaginées de façon à capter un signal électrique au niveau du moignon afin de faire bouger une des articulations puis « sélectionner » une autre articulation et la faire bouger à son tour. Ce principe de faire bouger chaque articulation individuellement était relativement long et laborieux. Mais la récente recherche à permis de mettre au point des prototypes de prothèses utilisant le phénomène de réinnervation, ce qui les rend bien plus naturelles et bien plus faciles à être apprivoisées par les patients. Le principe est assez simple, les chercheurs ont installé des capteurs au niveau du moignon et ont demander au patient d'effectuer un mouvement précis avec son membre fantôme, les chercheurs déterminent le groupe de muscles sollicité et l’associe au mouvement voulu, l'opération est répétée pour chaque mouvement. La prothèse détectera ensuite le groupe de muscle contracté et effectuera le mouvement. Il faut donc configurer les prothèses pour chaque patient, et qu'elles soient de mêmes dimensions que le membre amputés. Mais la méthode n'est qu'à ses débuts et a pourtant plus de potentiel que les précédentes.