LephotoarticleMaya Marine 10 septembre 2020, Catherine Dulac a été récompensée par le prix «Breakthrough Prize», en français le Prix des Percées. En effet cette neurobiologiste française établie à l’université de Harvard (Massachusetts), a découvert l’endroit du cerveau des souris où l’on trouvait l’instinct parental. Ses recherches, depuis les années 90 portent sur l’instinct parental des souris. En effet dans le comportement normal des souris mâles, on compte un caractère infanticide et agressif à l’égard des autres mâles, alors que chez les femelles, on retrouve l’instinct maternel.

Pour expliquer en bref comment ça fonctionne, dans le cerveau des souris, il y a des récepteurs de phéromones présents dans les neurones,ainsi que d’ une protéine de la famille des neuropeptides; la galanine, qui est impliquée dans le mécanismes neuronaux qui déclenchent l’instinct parental. Ainsi, si l’on bloque les récepteurs de phéromones, l’activité de la galanine est bloquée. Alors, l’instinct maternel des souris femelles se transformera en comportement infanticide à l’égard des petits , et à l’inverse avec le mâle qui lui développera un instinct parental et protégera ainsi la progéniture.

C’est comme «un interrupteur de la parentalité», pour citer Catherine Dulac.

Donc ce blocage des phéromones s’opère dans l’hypothalamus, situé sur la face ventrale du cerveau, c’est une des zones du corps où la galanine s’exprime, et de plus l’hypothalamus compte dans ses fonctions le stimuli olfactif des phéromones. C’est donc là que l’on trouve l’interrupteur de parentalité.

Les humains possèdent aussi de la galanine, qui est pour nous une protéine impliquée dans quelques maladies, et aussi dans les addictions. L’enjeu à l’échelle humaine serait que si nous possédons de la galanine, alors c’est que peut être que nous possédons, comme les souris cet interrupteur de parentalité. Cela reste encore à prouver mais Dulac estime que bon nombre de mammifères fonctionnent comme les souris. Si nous humains, le possédons, cela va à l’encontre de cette idée reçue selon laquelle les cerveaux féminins et masculins fonctionnent différemment, et donc notre genre ne nous prédisposa pas à des rôles définis.

Mais encore faut-il prouver scientifiquement que nous fonctionnons comme ça, c’est pour cela que cette découverte ouvre la voie à d’autres projets de recherche scientifique.

photoarticleMaya Marine

Copie d'écran du 19-45 de M6 reportage du 15 septembre 2020.

Sources :  European scientist, Le Monde, Le 19-45 M6, Wikipédia